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En cas d’orages violents, les réseaux d’assainissement sont saturés et une partie de l’eau est alors directement rejetées en mer sans passer par les stations d’épuration. Pour éviter ces phénomènes, cinq nouveaux bassins de rétention des eaux pluviales vont être aménagés.

 

185 M€ sur 5 ans

Le débordement des eaux d’assainissement dans le milieu naturel n’est responsable que de seulement 20% des situations de fermeture des plages à Marseille, les autres types de pollution venant du large, du ruissellement des pluies locales, ou de dysfonctionnements d’installations balnéaires privées.
La Communauté urbaine a néanmoins engagé de gros efforts pour réduire au maximum cette part afin de se mettre en conformité avec les nouvelles directives Européennes d’ici à 2017.

Un contrat d’agglomération avec l’Agence de l’Eau Rhône, Méditerranée et Corse a été signé. Il a pour objectif d’améliorer le fonctionnement du système d’assainissement de l’agglomération marseillaise et la qualité de ses milieux aquatiques.

C'est l'un des documents les plus importants de ces dernières années en matière de sauvegarde de l’environnement. Il prévoit dans les 5 ans à venir, 185 millions d’euros de gros travaux.

25 opérations vont être réalisées suivant un planning très précis sur la période 2014-2018, représentant un investissement de 185 millions d’euros sous la forme d’un plan d’actions.

 

Les principales actions inscrites au programme

  • La réalisation de 5 bassins de rétention d’eau qui représenteront 127 000 m
    • 50 000 m3 sur les entrées de la station d’épuration
    • 12 000 m3 place Jules Guesde
    • 17 000 m3 dans l’ancien tunnel ferroviaire de Lajout sous la rue Melchior Guinot
    • 15 000 m3 Cours Pierre Puget
    • 33 000 m3 à Saint-Mauront

  • La restructuration du Collecteur Littoral Sud, et des collecteurs de l’avenue des Olives et de l’avenue de la Rose. Ces deux opérations sont importantes pour la protection de la qualité des eaux de baignade.

  • La sécurisation et la réhabilitation de plusieurs postes de relevage et collecteurs.

  • La modernisation du dispositif de pilotage du système d’assainissement avec la mise en place de nouveaux capteurs et de modélisations en temps réel.

  • La fermeture des boites de lavage et la mise en place de pompes à eaux grises dans les ports du territoire.

  • Des actions de préservation ou de reconquête du milieu naturel avec la mise en place de stations d’alerte sur le littoral et les cours d’eau, des mesures visant à favoriser la progression des algues cystoseires (qui forment abris et garde-manger pour de nombreuses espèces de poissons côtiers) à Cortiou, création d’abris pour les poissons dans les ports.

  • La réalisation d’un ensemble d’études fondamentales pour garantir l’évolution future du système d’assainissement.

En contrepartie, l’Agence de l’Eau, s’engage à financer les opérations inscrites au Contrat d’Agglomération.

 

Les objectifs poursuivis par le Contrat d’Agglomération

Ces objectifs vont au-delà des seules exigences réglementaires liées à l’amélioration du système d’assainissement. Le Contrat d'Agglomération est intégré au Contrat de Baie qui fera de notre littoral méditerranéen une vitrine d’excellence.

Les actions inscrites au Contrat d’Agglomération visent notamment à garantir sur la durée une bonne qualité des eaux de baignade sur les plages marseillaises en limitant l’influence du système d’assainissement. Le projet de contrat détaille les améliorations attendues sur la qualité des eaux de baignade.

Nous mesurons la qualité des eaux que nous rejetons en mer

Nous créons des outils de simulation hydraulique, un peu comme les systèmes météo qui aident à « prévoir » le temps qu’il va faire. Nous pourrons adapter le réseau aux saisons, à la fréquentation des plages ou aux intempéries. Nous allons mettre en place un centre dynamique de pilotage global du système d’assainissement à travers un projet baptisé « Phare ».

Nous contrôlons en permanence la qualité des eaux de mer

Nous contrôlons déjà sur le long terme les effets des stations d’épuration par des mesures de l’évolution des herbiers de posidonie ou de la bactériologie des moules par exemple.
Pour aller plus loin, nous allons mettre en place des balises dites « Sirènes » en mer et sur les cours d’eau impactant les zones de baignade.
Sur le Jarret, l’Huveaune et la baie du Prado, ces stations mesureront en continu l’état de l’eau : teneur en oxygène, température, …. Ces stations seront munies de dispositifs de prélèvement sur commande afin de procéder à une analyse plus fine en cas de variation anormale des paramètres suivis.

L'assainissement non collectif, un cas particulier

Lorsqu'une habitation n'est pas raccordée au réseau public d'assainissement, elle doit disposer d'un système autonome de traitement des eaux domestiques installé : c'est l'assainissement non collectif (à l’inverse, les habitations reliées au réseau collectif de traitement des eaux usées).

Le service d’assainissement non collectif (SPANC) a une double mission :
• assurer un contrôle de conception et de réalisation des installations neuves ou réhabilitées,
• exercer un diagnostic de bon fonctionnement des installations existantes.

 

 

 

 

 

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