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La Métropole vous apporte des solutions concrètes pour réduire le volume de vos déchets et réaliser des économies! Ensemble, cultivons les bons gestes citoyens ! En luttant contre le gaspillage alimentaire, on réduit le volume initial de ses déchets et on réalise des économies. C’est 100 kg de déchets en moins par foyer et par an et une économie potentiel d’environ 250 € par foyer et par an (source ADEME).

Le gaspillage alimentaire c’est quoi ?

Le gaspillage alimentaire est le fait de perdre ou jeter des aliments encore comestibles. Il se produit tout au long de la chaîne d'approvisionnement, du stade de la production agricole, jusqu'à celui de la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution et la gestion.

Pourquoi lutter contre le gaspillage alimentaire ?

  1. Dans le monde, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé.
  2. En France, chez les particuliers, cela représente entre 20 à 30 kg par personne et par an, dont 7kg de produits alimentaires encore emballés selon l’ADEME.
  3. Le gaspillage alimentaire domestique sur la Métropole est estimé à 90 000 tonnes par an.
  4. L’objectif 2025 des pouvoirs publics est de réduire de 50% le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Comment limiter le gaspillage à la maison ?

La Métropole vous propose quelques trucs et astuces pour limiter le gaspillage alimentaire et ainsi réduire votre poubelle et faire des économies :

1. Organiser ses courses

Avant de faire ses courses, vérifier ses stocks et partir en ayant mangé pour limiter les tentations !

2. Évaluer ses quantités

Achetez en quantité adaptée et planifier ses repas à l’aide d’une liste : achetez les produits frais en dernier, privilégier les produits locaux et de saison.

Exemples de dosages pour un repas d’une personne adulte (à adapter selon l’appétit)

  • Coquillettes : 1 verre.
  • Riz : ½ verre.
  • Lentilles : 3 cuillères à soupe bien remplies.
  • Pommes de terre : 1 portion correspond à environ 3 pommes de terre de la taille d’un œuf.
  • Pour le pain : 1 portion équivaut à ¼ de baguette.

3. Choisir les bons formats

Privilégier les produits en vrac ou dotés d’emballages réutilisables et les formats d’emballages correspondants à vos usages (ex. format familial) ; éviter les produits transformés et sur-emballés et privilégier le fait maison.

4. Se méfier des apparences

Ne pas céder aux promotions alléchantes dont vous n’avez pas besoin et adopter les produits « moches » (ne pas bouder les fruits et légumes non calibrés et à l’esthétique imparfaite, vous aiderez ainsi à faire évoluer les standards qui génère du gaspillage alimentaire)

5. Conserver ses aliments

Respecter la chaine du froid et bien lire les étiquettes… La DLC (Date Limite de Consommation mentionne « à consommer avant le... »  marque une limite sanitaire à respecter. A contrario, la date de durabilité minimale (DDM) qui remplace la date limite d'utilisation optimale (DLUO), indique « à consommer de préférence avant le… » n’induit pas de risques pour la santé : ces produits sont donc consommables après.

Durées moyennes de conservation de vos aliments :

  Réfrigérateur Congélateur
Viandes et volailles cuites 3-4 jours 2-3 mois
Poisson cuit 1-2 jours 4-6 mois
Pommes de terre cuites 3 jours non
Riz cuit et pâtes cuites 3 jours 3 mois
Ragoûts, quiches 2-3 jours 3 mois
Soupes 3-4 jours 2-3 mois

6. Bien ranger son réfrigérateur

7. Privilégier les contenants durables 

Utiliser des contenants durables pour bien conserver vos restes, comme des contenants en verre par exemple et accommoder les restes. Voir des exemples de recettes zéro déchet

8. Utiliser les appli mobiles

Testez les applications anti-gaspi : Too Good To Go, Optimiam, Zéro gâchis… les applications anti-gaspillage alimentaire se multiplient.

9. Se lancer des petits défis

1 semaine, 1 défi pour (ré)apprendre à manger durable ? C'est la #MissionAlimentation proposé par France Nature Environnement. Le premier round de ces 10 semaines s'intitule « Moi, Moche et succulent ». Il vous propose de s'attaquer au gaspillage alimentaire.

10. Penser au compostage

Si vous êtes contraints de jeter des aliments, n’oubliez pas de composter vos déchets. La Métropole vous accompagne dans cette démarche ! En savoir plus sur le compostage et commander son composteur.

Comment limiter le gaspillage à l'extérieur de la maison ? 

En restauration collective le gaspillage alimentaire est également présent et représente un coût.

Pour un restaurant d'école primaire de 200 élèves, le gaspillage alimentaire représente en moyenne sur une année 3,4 tonnes, soit l'équivalent de 13 800 repas gaspillés, pour un coût moyen sur l'achat de denrées de 20 000 €/an. (Source : guide pratique ADEME « Réduire le gaspillage alimentaire en restauration collective »).

Le territoire Marseille-Provence accompagne les services de restauration scolaire des Mairies dans la mise en œuvre d’actions de lutte contre le gaspillage alimentaire et dans la sensibilisation des enfants à partir du programme destiné aux classes de CE2-CM2 « Tous concernés par les déchets : à nous de jouer ! ».

Le guide métropolitain du don est également disponible pour aider au développement du don et ainsi réduire le gaspillage. Ce guide est à destination des acteurs de la restauration collective, des grandes surfaces, des commerces de proximité et des agriculteurs souhaitant s’inscrire dans une démarche solidaire pour gérer les surplus de denrées et ainsi lutter contre le gaspillage alimentaire. Il permet de faciliter les échanges entre ces acteurs et les associations receveuses des produits alimentaires dans un but de redistribution.

Quelques pistes d’action :

  1. Renseignez-vous sur les volumes des plats avant de commander.
  2. Ne prenez pas plus que ce que vous pourrez consommer.
  3. Signaler à la personne qui fait le service si vous n’avez pas très faim ou si vous ne voulez pas d’un produit dans votre assiette.
  4. Le pain est souvent gâché à la fin du repas, soyez vigilant.
  5. Ne prenez pas toutes les composantes du repas au motif que « vous avez payé » ou que « c’est gratuit » si vous ne les consommez pas.
  6. Alterner ses menus avec des plats végétariens.
  7. Privilégier les sites de restaurations engagés (ex. local, bio, de saison, zéro déchet etc.)
  8. Privilégier les plats du jour plutôt que ceux préparés pour une seule personne.
  9. Évitez de commander le dessert sans savoir si vous aurez encore faim.
  10. Emporter ce qui reste si possible dans un contenant réutilisable ou un doggy bag.

Manger mieux en gaspillant moins pour aller vers une alimentation durable

Manger est une nécessité au quotidien. C’est aussi un facteur de santé et de plaisir, une pratique porteuse d’enjeux culturels, qui doit être accessible économiquement et de bonne qualité.

Les pratiques alimentaires dépendent de l’organisation des modes de vie et de leurs rythmes, de l’histoire collective et des histoires de chacun dans le rapport à la nourriture, ainsi que du niveau d’information des consommateurs.

Nos modes de consommation évoluent, comme le montrent les changements dans l’alimentation des Français durant les 50 dernières années :

Nous mangeons plus « riche » qu’il y a 50 ans

Plus diversifiée, notre alimentation contient aussi plus de graisses, de sucres et de protéines animales. On connaît les conséquences sur la santé (obésité, diabète…) mais moins sur l’environnement.

En effet, chaque kilo de viande produit émet ainsi 5 à 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’un kilo de céréales. Pourquoi ? Parce qu’élever des animaux nécessite de produire les aliments pour les nourrir, de consacrer des espaces entiers à leur élevage, de leur apporter de l’eau de manière journalière etc. …  Jamais nous n’avons produit et consommé autant de viande qu’aujourd’hui.

En 2017, 323 millions de tonnes ont été produites dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Chaque année, ce sont 65 milliards d’animaux qui sont tués (soit près de 2 000 animaux par seconde) pour finir dans nos assiettes. Une production massive qui n’est pas sans conséquences sur notre environnement.

Nous consommons de plus en plus de produits transformés

Nous cuisinons moins, au profit de produits plus faciles à consommer, en conserves, réfrigérés ou congelés.

Entre 1995 et 2008, la consommation de fruits transformés a doublé, au détriment des fruits frais. Et c’est sans compter les plats surgelés, la restauration rapide… Or plus un produit est transformé, conditionné, réfrigéré, plus il consomme de l’énergie ainsi que des matières premières, pour son emballage par exemple.

Nous achetons de tout en toutes saisons 

Rien d’étonnant aujourd’hui à retrouver les mêmes fruits et légumes sur les étals, quelle que soit la saison. Sauf que pour cela, il faut cultiver des produits sous serres chauffées – c’est 10 à 20 fois plus de gaz à effet de serre qu’une culture en plein champ - ou encore les faire venir de loin, parfois en avion notamment.

L’enjeu aujourd’hui ? S’engager dans une consommation alimentaire meilleure pour soi et pour l’environnement.

Les consommateurs, en choisissant certains produits plutôt que d'autres, en adaptant leurs achats et leur consommation à leurs besoins, en limitant le gaspillage alimentaire, peuvent réduire les impacts de leur alimentation sur l’environnement. Leurs choix influent sur tous les acteurs de la chaîne alimentaire et ils peuvent ainsi faire évoluer l'offre vers plus de produits écoresponsables.