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 Le réemploi, c’est donner une seconde vie aux objets. Engagé dans une démarche de réduction des déchets à la source, le territoire Marseille Provence vous propose des solutions pour adopter le réflexe du réemploi au quotidien.


Les avantages du réemploi

Le réemploi est défini dans le code de l’environnement comme « toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui ne sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour lequel ils avaient été conçus ». En pratique, le réemploi permet de :

  • Réduire son empreinte écologique
  • Réduire son volume de déchets
  • Allonger la durée de vie de ses objets
  • Faire des économies
  • Favoriser la création d’emploi, les artisans locaux et les emplois d’insertion
  • Aider les associations caritatives à travers le don

Adoptez le réflexe du réemploi !

Prenez de bonnes habitudes, en évitant d'acheter et jeter systématiquement 

Profitez des objets que vous possédez 

  • Louez-le /prêtez-le / partagez-le 
  • Réparez-le lorsqu’il est cassé (dans un Repair Café ou chez un Repar’Acteurs)

Évitez d'acheter des objets neufs 

  • Empruntez-le / louez-le
  • Echangez-le / troquez-le (entre amis, voisins, sur des sites dédiés etc…)  
  • Achetez-le d’occasion :
    • Sur des sites internet dédiés (leboncoin.fr, recupe.net, donnons.org, BackMarket…)
    • Dans des magasins de type dépôt-vente et friperies
    • Dans des recycleries et ressourceries,
    • Sur des évènements locaux type brocantes, vide-greniers
  • Créez-le vous-même :
    • Tentez le bricolage avec des matériaux de récupération ;
    • Mettez-vous à la couture ; 
    • Suivez un des nombreux tuto Do It Yourself disponibles sur internet ! 

Évitez de jeter les objets que vous n'utilisez plus 

  • Échangez ou troquez-le
  • Donnez ou revendez-le :
    • sur des sites internet dédiés (leboncoin.fr, recupe.net, donnons.org, BackMarket…) ;
    • dans des magasins de type dépôt-vente et friperies ;
    • dans des recycleries et ressourceries ;
    • dans des associations caritatives ;
    • sur des évènements locaux type brocantes, vide-greniers.

Où donner, échanger, racheter, réparer des objets ?

De nombreuses solutions existent sur le territoire Marseille Provence pour éviter d'acheter ou jeter systématiquement et donner une seconde vie à nos objets. Retrouvez toutes les adresses et contacts dans notre guide du réemploi.

Les ressourceries et communautés Emmaus

  • Collectent les affaires qui ne servent plus : objets, vêtements, meubles... grâce aux apports volontaires, au sein de leurs boutiques, collectes à domicile, à l’occasion de débarras auprès des professionnels.
  • Proposent des biens de qualité à petits prix : un réseau de boutiques pour s’équiper, chiner et s’informer. Un objet acheté, c’est un déchet évité !
  • Réparent ou transforment les objets pour leur donner une deuxième vie.

Pour des achats en ligne d'occasion, retrouvez la plateforme Label Emmaüs.

Les Répar'acteurs 

De nombreux artisans de la réparation à Marseille vous proposent de réparer vos objets du quotidien. 
Toutes les infos sur www.annuaire-reparation.fr 

Les relais, associations et éco-organismes

De nombreuses colonnes textiles sont par exemple réparties sur le territoire pour la récupération de vos vêtements et accessoires. Donner ses vêtements a un intérêt écologique et social : qu'ils soient démodés, troués ou abîmés, tous vos textiles trouveront une utilité.

  • Vos textiles doivent être propres et secs 
  • Les chaussures doivent être attachées par paires
  • Le tout – dans des sacs bien fermés 

Pour trouver le point le plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site www.lafibredutri.fr

À noter : vous pouvez également déposer vos textiles auprès des associations, des ressourceries, dans les bornes présentes dans les déchèteries.

Grâce à votre geste, près de 1100 tonnes de textiles usagés ont été collectés en 2018 sur le territoire.


La Métropole et ses agents se mobilisent pour le réemploi

En 2018, plus de 9.5 tonnes de matériel électronique ont été collectées en interne afin d’être reconditionnés (57%) ou démantelées (43%). Ce qui a permis d’éviter l’émission de 176 620 kg d’équivalent CO2. 

En 2018, le transfert de 900 agents à la Tour la Marseillaise a permis d’initier plusieurs projets de dématérialisation et d’intégration du réemploi/réutilisation dont l’équipement des nouveaux bureaux avec du mobilier d’occasion. L'achat de mobilier d'occasion par la collectivité avait pour objectif de sensibiliser les Directions Achats et Moyens généraux aux solutions liées au réemploi, de contractualiser avec des acteurs du réemploi du territoire pour l'achat de biens ainsi que pour faire des économies à la collectivité.


Interview : Mathieu Reus, fondateur du recyclodrome

Une ressourcerie c’est quoi ?

La ressourcerie vient proposer de manière professionnelle le savoir-faire de réutilisation et de réemploi des déchets. C’est-à-dire lutter contre le gaspillage et prolonger la vie de ce qui va être jeter chaque fois que c’est possible, en l’état ou bien avec des réparations. On parle souvent de donner une deuxième vie mais ça peut être une seconde, une troisième, une quatrième vie ... 

Les ressourceries sont encore peu connues en France, comment expliquez-vous cela ?

La culture d’Emmaus qui est très connue influence cela dans la mesure où on pense souvent au don, au caritif destiné aux pauvres ou je ne sais quoi. C’est l’enjeu, de sortir de cette manière de voir les choses. Le réemploi est une véritable activité à développer : celle du marché de l’occasion. D’autant plus qu’il est générateur d’emploi et de richesses à tous les niveaux.  

Ressourcerie, recyclerie… quelles différences entre ces deux structures ?

La ressourcerie c’est 1. Collecter les déchets et récupérer ceux amenés en déchetterie ; 2. C’est aussi la valorisation en atelier : il faut trier, réparer, tester – faire ce qu’il faut pour que les objets soient conformes et réutilisatibles. 3. Il y a aussi la vente, qui peut s’effectuer en boutique ou en ligne, où la sortie de la filière c’est le client qui va acquérir ces objets à bas prix. Et enfin, le quatrième volet est celui de la sensibilisation : environnementale et citoyenne. 

Quels sont les freins au développement des ressourceries, outre la difficulté de générer des fonds propres ?

Au niveau des déchets, on veut souvent une solution clés en main, quelqu’un qui fait tout en pensant « je ne veux plus de tout ça, tenez ». Les ressourceries s’ajoutent comme une nouvelle filière ce qui peut aussi les désavantager dans ce système déjà complexe. Il s’agit ici de freins qu’on pourrait qualifier de techniques. Un autre aspect, plus organisationnel, qui constitue un frein pour le développement des ressourceries est le fait que, surtout lors de déménagements, les objets dont on ne veut plus sont ceux auxquels on pense en dernier pour trouver des exutoires. On nous appelle souvent au dernier moment pour venir collecter des objets ce qui est problématique pour l’organisation de notre activité. C’est révélateur de la place des déchets dans notre gestion générale : ils passent souvent en dernier et on le gère un peu n’importe comment. Aujourd’hui il y a donc toute une éducation à faire comme par exemple considérer que ce qui ne me sers plus peut servir à d’autres. 

Quels sont les enjeux du réemploi ? 

Modifier la société du tout au tout, le but c’est de freiner l’emballement du gaspillage qui existe dans la société. Au niveau écologique, il s’agit d’actions concrètes. Par exemple vous avez de la vaisselle, la déchetterie va vous dire « jetez ça là dans la benne à encombrants ce sera incinéré ou enfoui » alors que la logique du réemploi et des ressourceries c’est de dire : la vaisselle peut se réutiliser, on va la prendre, la nettoyer et la mettre en magasin et quelqu’un la prendra. Il faut stopper le système pratico-pratique qui base son économie sur le gaspillage. C’est basé sur une consommation rapide pour jeter vite pour continuer à acheter et consommer rapidement – dans l’intérêt de créer des richesses et de la croissance mais au passage il y a de la casse. On a une déperdition de matières, de ressources d’énergie, de choses construites pour être ensuite détruites. On veut donc remettre des vertus dans notre façon de puiser des ressources dans la nature, dans la manière de les utiliser et de les faire perdurer le mieux qu’on peut dans le temps. L’humain a une technologie énorme mais arrivé à ses déchets c’est comme s’il ne savait plus quoi faire. Il y a donc un enjeu de société dans la manière de produire et de consommer. Il y a aussi la variable du qualitatif qui rentre en jeu : produire des objets de qualité. On constate que la qualité des objets produits baisse. On produit des choses moins solides, moins réparables, moins facile à entretenir. 

Dans la ressourcerie, est-ce que les gens viennent seulement pour les objets ?

Deux motivations : l’aspect économique. On voit que le marché de l’occasion se développe avec des plateformes comme Le Bon Coin par exemple. C’est devenu plus courant de s’équiper avec de l’occasion, chiner des bonnes affaires de qualité, les payer moins cher. L’occasion rentre dans les mœurs sous l’angle économique. 

Il y aussi ceux qui ont l’attrait et le goût des vieux objets, le neuf à moins de caractère, moins d’histoire, de cachet … Et puis il y a les convaincus de la cause ! 

Un mot de la fin ?

Réfléchissez avant de jeter !! Non c’est un peu moralisateur ... Pensez à donner, à redistribuer, à faire plaisir avant de jeter afin d’éviter le gaspillage et puis voilà .. venez dans une ressourcerie !